Les fêtes au Moyen âge

Nombreuses et variées sont les fêtes au moyen age. Elles ont évolué au cours de cette longue période que l’on appelle « moyen age », mais dans l’ensemble, on peut affirmer que la plupart d’entre elles ont perdurées sans grande évolution, certaines jusqu’à nos jours. Pour mieux les aborder, il convient de les classer par origine :

Les fêtes païennes, ou profanes, sont, le plus généralement, un héritage des Romains. En effet, la domination romaine a profondément changé les mœurs, religions et pratiques des peuples gaulois. Ces pratiques étaient tant ancrées, qu’elles ont perdurées jusqu’au moyen age, bien qu’elles aient été le plus souvent interdites par la Papauté ou les Rois de France. On pourrait ajouter aussi toutes les fêtes qui provenaient de l’héritage grec, ou hébreu.

Ainsi, certaines fêtes, au moyen age, sont des plus curieuses et des plus osées : en témoignent les fêtes des fous et la fête de l’âne :

La première consistait en un temps de liberté où les domestiques devenaient maîtres, et inversement ; pour une journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision. Autre fête du moyen age, célébrée lors de la messe, la veille de noël : la fête de l’âne. Soir pendant lequel une femme entrait à dos d’âne à l’intérieur de l’église, un enfant dans ses bras, et qui voyaient les fidèles terminer toutes les prières par « hi-han ». L’église s’est évidemment rapidement chargée de mettre fin à cette célébration. Aussi, le carnaval, fête profane, est la fête de l’inversion : les hommes se déguisent en femmes, les pauvres en riches… tous les excès sont permis pendant cette fête au moyen age.

D’autre part, il y a eu au cours du moyen age des fêtes d’un tout autre genre : les fêtes liées à la féodalité, qui ont évolués durant toute la période, et qui n’ont pas subsistées. Par exemple le tournois. D’abord un duel destiné à révéler le chevalier le plus valeureux, il prit par la suite un caractère de magnificence et de galanterie. Il s’est transformé en fête solennelle soumise à des règlements particuliers, accompagnée de cérémonies publiques. On peut citer aussi la fête lors de l’adoubement des jeunes chevaliers.

Enfin, l’essentiel des fêtes au moyen age fut institué par le christianisme. Elles étaient de loin les plus populaires, et surtout les plus courantes, car pour certaines indispensables. Ainsi, la commémoration des saints du calendrier était indispensable à la population ; par exemple, les paysans savaient qu’ils devaient payer leurs redevances aux seigneurs le jour de la Saint Michel (29/09). Il y a eu bien d’autres fêtes au moyen age, liées au christianisme, par exemple le Carême, la Pâque, Noël…

Nota: Cet article ne se veut pas exhaustif

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